Paul Bernard, connu sous le nom de plume de Tristan Bernard, est né à Besançon le 7 septembre 1866. Il était un romancier et auteur dramatique français, ainsi qu'un journaliste et avocat. Il est resté célèbre pour ses mots d'esprit et son humour.
Il passe son enfance à Besançon avant de s'installer à Paris à l'âge de 13 ans. Il étudie au lycée Condorcet. Il ne se destine pas immédiatement à la carrière littéraire, s'intéressant au cyclisme au point de devenir le directeur du vélodrome Buffalo. Cette expérience lui apporte une certaine reconnaissance dans les milieux sportifs.
Il abandonne une première carrière dans la direction d'une fabrique d'objets en aluminium pour se consacrer à l'écriture. Il commence à publier dans les années 1890, notamment dans la revue littéraire et artistique La Revue blanche en 1891, connue pour sa sensibilité. Il publie ensuite, en collaboration avec Pierre Veber, un recueil de fantaisies.
Tristan Bernard est un auteur très prolifique, particulièrement dans le domaine du théâtre, avec de nombreuses pièces qui connaissent le succès. L'une de ses pièces les plus célèbres, L'anglais tel qu'on le parle, créée à la Comédie-Parisienne, sera reprise plus tard par la Comédie-Française.
Il excelle également dans le genre romanesque, son roman Mémoires d'un jeune homme rangé, paru en 1899, étant l'un de ses plus connus. Il aurait également été l'inventeur du jeu de société des petits chevaux. Sa longue barbe est devenue une de ses marques de fabrique, faisant le bonheur des caricaturistes de l'époque.
Sa notoriété le place comme une figure majeure de la vie artistique parisienne du début du XXe siècle. Ses écrits sont caractérisés par un style dépouillé et un regard moraliste sur la société, malgré l'apparente légèreté de ses sujets. Il était l'ami de nombreux grands écrivains et artistes de son temps.
Pendant l'Occupation, il est arrêté et interné à Drancy. Sa notoriété lui permet d'être mieux traité que d'autres prisonniers, mais il est profondément marqué par cette épreuve, tout comme par la mort tragique de son petit-fils, François René, déporté comme résistant et décédé à Mauthausen.
Il s'est éteint à Paris le 7 décembre 1947, à l'âge de 81 ans. Sa sépulture se trouve au cimetière de Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, après avoir été initialement enterré au cimetière du Père Lachaise. Une place, non loin de son ancien domicile, porte son nom en sa mémoire.