Jean Mermoz 1901 - 1936

Photo du défunt
Jean Mermoz ♂️
Né(e) le :
lundi 9 décembre 1901
Décédé(e) le :
lundi 7 décembre 1936
Ville nais. :
Aubenton
Dép. nais. :
Aisne
Pays nais. :
France
Ville décès :
océan Atlantique
Dép. de décès :
haute mer
Pays de décès :
Atlantique Sud
zodiaque :
Sagittaire
Age :
34 ans, 11 mois, 28 jours
Né(e) il y a :
124 ans, 1 mois, 16 jours
Décédé depuis :
89 ans, 1 mois, 18 jours

Son nom complet est Jean Mermoz. Il est né à Aubenton, dans les Ardennes, le 9 décembre 1901. Il s'engage très jeune dans l'aviation militaire, réalisant ainsi son rêve d'enfance. Après avoir obtenu son brevet de pilote militaire en 1921, il est envoyé au Levant où il mène des missions périlleuses, notamment dans le désert, apprenant très tôt la rudesse et la solitude de la vie d'aviateur. Ces premières expériences forgent son caractère audacieux et résolu.

De retour en France, il connaît une période de difficultés, enchaînant les petits boulots. Cependant, sa passion pour l'aviation le mène finalement à être recruté en 1924 par la Compagnie Latécoère, qui deviendra plus tard l'Aéropostale. Il commence par voler sur la ligne Toulouse-Barcelone, franchissant les Pyrénées, avant de s'envoler pour des horizons plus lointains en Afrique.

C'est sur les lignes de l'Aéropostale qu'il devient une figure légendaire. Ses vols audacieux le mènent à travers le désert du Sahara, où il échappe à la mort à plusieurs reprises, notamment lors d'un atterrissage forcé qui le voit être enlevé par des Bédouins. Son courage, sa foi et son obstination sont déjà reconnus par tous ses pairs, y compris par son ami et collègue Antoine de Saint-Exupéry.

L'un de ses plus grands exploits est sans conteste la traversée de la Cordillère des Andes. À bord de son Latécoère, il parvient à franchir les sommets glacés, souvent à la limite du possible, pour relier la France à l'Amérique du Sud pour le transport du courrier. Ces vols sont des défis constants face à la nature, et il est souvent contraint de réparer son appareil lui-même dans des conditions extrêmes, au péril de sa vie.

L'apogée de sa carrière survient le 11 mai 1930, lorsqu'il réussit la première liaison postale aérienne directe sans escale entre la France et l'Amérique du Sud (de Saint-Louis du Sénégal à Natal au Brésil), à bord de l'hydravion Comte de La Vaulx. Cet exploit monumental scelle la domination de l'Aéropostale et assure à Jean Mermoz une gloire nationale et internationale. La presse le surnomme alors l'Archange des cieux.

En 1933, il est au sommet de sa gloire lorsque la compagnie Air France est créée. Il devient l'un des administrateurs et continue de militer pour l'amélioration des avions, plaidant pour des appareils comme les Arc-en-Ciel de l'ingénieur Couzinet. Il est toujours animé par la volonté de repousser les limites techniques et géographiques de l'aviation.

Sa fin est tragique et mythique. Le 7 décembre 1936, Jean Mermoz s'envole une dernière fois de Dakar à bord de l'hydravion La Croix du Sud en direction de Natal, avec son équipage. Quelques heures après le décollage, un ultime message radio annonce un problème de moteur. L'appareil disparaît ensuite dans les flots de l'Atlantique Sud, et ni l'épave, ni aucun corps ne seront jamais retrouvés.

Les funérailles nationales de Jean Mermoz ont lieu le 30 décembre 1936 aux Invalides, à Paris. Bien que son corps n'ait jamais été retrouvé, cet hommage solennel de la Nation reconnaît son statut de héros et de pionnier. Il n'y a donc pas de sépulture ou de lieu où il est inhumé, si ce n'est l'océan Atlantique. La douleur de sa disparition est immense, mais sa légende de conquérant des airs, ayant volé plus de 8200 heures, demeure.