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Andre-jean Godin
11 juillet 1900 - 27 août 1989
Décédé(e) à l'âge 89 ans 1 mois 16 jours

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André-Jean Godin

né le 11 juillet 1900 à Alger

son père était Préfet, Procureur Général de la Cour des Comptes, Président en 1926 du Conseil Municipal de Paris et ancien Directeur du Cabinet Civil de Georges Clémenceau.

André-Jean Godin obtient une licence de droit et le diplôme d'études supérieures d'économie politique.

Il effectue son service militaire dans l'Infanterie de 1920 à 1923 puis entre au Ministère des Finances où il est attaché à plusieurs cabinets ministériels.

En 1926 il est détaché à la Direction générale des Finances du Maroc où il devient en 1927 chef de cabinet du Directeur général.

Sous-préfet en 1928, il sert comme chef-adjoint au cabinet d'André Tardieu, Ministre de l'Intérieur (1928-1930)

En 1930, André-Jean Godin devient chef de cabinet du Préfet de Police puis, deux ans plus tard, Directeur adjoint, chargé du service du Matériel et des Bâtiments, à la Préfecture de Police.

Affecté au moment de la guerre comme Attaché d'Intendance au G.Q.G. il est démobilisé aussitôt après l'armistice et reprend ses fonctions à la Préfecture de Police, bien décidé à ne pas accepter la défaite.


Dès septembre 1940, il organise la récupération d'un grand nombre de fournitures de valeur consignées par les Allemands et considérées comme prises de guerre. Il recueille dès le mois d'octobre 1940 de nombreux renseignements sur l'ennemi - notamment des plans d'aérodromes autour de Paris - et s'efforce, avec ses collaborateurs Michel Sonnet et Mme Rozier, de les faire parvenir aux Alliés, via les Pyrénées, mettant bientôt sur pied la première organisation de renseignements qui fonctionne à la Préfecture.

Le 24 janvier 1941, une dizaine de membres sont arrêtés, et l'organisation disloquée. Bien que privé de tout contact avec l'extérieur, il n'en continue pas moins son activité. Il crée en effet un groupe de propagande très actif, qui fournit un effort efficace à un moment où la presse clandestine n'existe pas encore. Il organise des secours aux victimes des persécutions (évasions, changements d'identité, etc.) Il crée ainsi, entre le camp de Drancy et les familles des internés, une filière par laquelle passent, pendant des mois, colis, correspondance et renseignements. Il prend contact dans les milieux de la police en vue d'y développer la résistance et la recherche de renseignements.

Le 1er octobre 1941, il est relevé de ses fonctions.

En 1942, il fait passer la ligne de démarcation à des Juifs (particulièrement des enfants) ; il distribue des fausses cartes d'identité et des cartes d'alimentation. Il tire d'affaire des réfugiés politiques étrangers et assure le transit à Paris d'officiers de réserve belges en route vers l'Angleterre. Affilié au Mouvement National Contre le Racisme (MNCR), il se spécialise pour lui dans la recherche des renseignements susceptibles d'être utilisés par les groupes armés de la région parisienne. Pour lui également, monte, à la Préfecture de Police, un système d'informations et d'alerte qui, par son intermédiaire, assure la sécurité de nombreux groupements, et dans la seule affaire de la M.O.I. (Main d'Oeuvre Immigrée), il sauve plus de cent personnes.

Il participe, d'autre part, à la diffusion de tracts et de journaux, et notamment du journal Résistance.

En juillet 1943, André Godin perd ses liaisons à la suite d'arrestations. Contacté au mois d'octobre par Achille Peretti fondateur du réseau "Ajax", il s'y inscrit immédiatement. Il organise la Préfecture de Police dans la clandestinité, s'assure des agents dans tous les services et fonde des filiales d'"Ajax" dans les différentes administrations.

Nommé chef du Réseau "Zadig" (Ajax zone nord), en janvier 1944, avec le grade de chef de Mission de 2ème classe, il crée les secteurs et sous-secteurs de Lille, Rouen, Amiens, Saint-Quentin, Versailles, Reims, Nancy, Besançon, Dijon, Avallon, et développe celui de Châlons-sur-Marne.

Pendant la période qui précède immédiatement la Libération, André Godin prend contact avec le Conseil National de la Résistance (CNR) et les Délégués Régionaux du général de Gaulle. Le 19 août 1944, il prend ses fonctions de Secrétaire Général à la Préfecture de Police de Paris où il participe à la lutte contre l'ennemi.

André Godin est, après la guerre, Préfet, Député de la somme (1946-1955) puis Vice-président de l'Assemblée Nationale (1951-1955)

Il devient par la suite Administrateur de Sociétés.

André Godin est décédé le 27 août 1989 à Paris.

Il a été inhumé au cimetière de Bonzac (Gironde)


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 12 juin 1945
• Croix de Guerre 39-45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• King's Medal for Courage (GB)

 
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