Philippe Chatrier 1928 - 2000

Photo du défunt
Philippe Chatrier ♂️
Né(e) le :
jeudi 2 février 1928
Décédé(e) le :
vendredi 23 juin 2000
Ville nais. :
Créteil
Dép. nais. :
Val-de-Marne
Pays nais. :
France
Ville décès :
Dinard
Dép. de décès :
Ille-et-Vilaine
Pays de décès :
France
zodiaque :
Cancer
Age :
72 ans, 4 mois, 21 jours
Né(e) il y a :
98 ans, 12 jours
Décédé depuis :
25 ans, 7 mois, 22 jours

Philippe Jean-Paul Chatrier est né le 2 février 1928 à Créteil. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour le tennis, devenant champion de France junior en 1945, juste après la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière de joueur professionnel reste honorable, le menant notamment à représenter la France en Coupe Davis, mais c’est en dehors des courts que son influence va véritablement transformer le sport mondial.

Après avoir raccroché les raquettes, il se tourne vers le journalisme et la presse spécialisée. En 1953, il fonde le magazine Tennis de France, qui devient rapidement une référence absolue pour les passionnés. Par sa plume et sa vision, il commence à structurer l'opinion sportive et à plaider pour une modernisation du tennis, sentant que ce sport doit sortir de son carcan amateur pour embrasser l'ère professionnelle.

Son ascension au sein des instances dirigeantes est fulgurante. Il prend la présidence de la Fédération Française de Tennis (FFT) en 1973, un poste qu'il occupe jusqu'en 1993. Sous son impulsion, le tournoi de Roland-Garros subit une métamorphose spectaculaire, passant d'un événement de prestige mais vieillissant à l'un des quatre piliers majeurs du Grand Chelem, doté d'infrastructures modernes et d'une renommée internationale sans précédent.

Parallèlement à son action nationale, Philippe Jean-Paul Chatrier prend les rênes de la Fédération Internationale de Tennis (ITF) en 1977. Son combat le plus emblématique reste la réintroduction du tennis aux Jeux Olympiques. Grâce à sa diplomatie et sa persévérance, le tennis redevient une discipline olympique officielle lors des Jeux de Séoul en 1988, après plus de soixante ans d'absence.

Il fut également un fervent défenseur de l'unification du tennis. À une époque où le sport était divisé entre circuits professionnels divergents et instances traditionnelles, il a œuvré sans relâche pour créer un cadre commun. Son rôle a été déterminant dans l'acceptation de l'ère "Open", permettant aux meilleurs joueurs du monde de s'affronter enfin dans les tournois les plus prestigieux sans distinction de statut.

Sur le plan personnel, Philippe Chatrier a partagé une partie de sa vie avec la championne de tennis Susan Partridge, puis avec la golfeuse Claudine Cros. Son dévouement au sport lui a valu d'être membre du Comité International Olympique (CIO) et d'intégrer le prestigieux International Tennis Hall of Fame en 1992, consacrant ainsi l'ensemble de son œuvre pour la discipline.

Atteint de la maladie d'Alzheimer à la fin de sa vie, il s'éteint le 22 juin 2000 à Paris, à l'âge de 74 ans. En hommage à son héritage immense, le court central du stade Roland-Garros est rebaptisé "Court Philippe-Chatrier" dès l'année suivante. C'est sur cette terre battue qu'il aimait tant que son nom résonne désormais à chaque printemps lors des Internationaux de France.

Philippe Jean-Paul Chatrier est inhumé au cimetière de Passy, dans le 16e arrondissement de Paris. Sa sépulture se trouve dans la 11e division, non loin de la place du Trocadéro. Ce lieu de repos final, discret et élégant, est situé à quelques kilomètres seulement du stade de la Porte d'Auteuil qu'il a contribué à rendre légendaire.