Rémi François Simon Laurent est né le 12 octobre 1957 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Issu d’un foyer où son père exerçait comme ingénieur agronome et sa mère comme puéricultrice, il grandit à Paris — notamment dans le 16ᵉ arrondissement — et se passionne très tôt pour le piano avant de s’orienter vers le théâtre et le cinéma.
Il fait ses débuts au cinéma à l’âge de dix-neuf ans, en 1976, avec le film « À nous les petites anglaises » dans lequel il joue le rôle d’Alain. Le succès de ce film lui ouvre les portes d’une carrière fulgurante dans les années 1970 et 1980. Il devient notamment populaire grâce à son rôle de Laurent Baldi dans « La Cage aux folles » (1978), où il interprète le fils du personnage campé par Ugo Tognazzi.
Au fil de sa carrière, il enchaîne les comédies populaires, collabore avec des réalisateurs comme Michel Lang ou Édouard Molinaro, et marque l’écran par son charme discret et sa présence sensible. Il apparaît dans des films tels que « C’est dingue, mais on y va… ! » (1979), « Les Plouffe » (1981) – film québécois dans lequel il incarne un journaliste –, et « Black Mic Mac » (1986).
Malheureusement, en 1987, alors qu’il voulait donner un nouveau cours à sa carrière, il contracte la maladie due au virus du sida. Progressivement affaibli, il met son travail d’acteur entre parenthèses. Le 14 novembre 1989, à l’âge de 32 ans, il meurt à Paris des suites de cette maladie.
Sa disparition prématurée laisse un sentiment de perte dans le cinéma français : un comédien encore jeune, aux choix prometteurs, qui n’aura pas eu le temps de pleinement s’épanouir. Sa vie privée, discrète mais marquée par la douleur de la maladie, ajoute à la tristesse de ce destin interrompu.
Il est inhumé dans le cimetière de Saint‑Pourçain‑sur‑Sioule, dans l’Allier. Ce lieu d’ultime repos accueille sa mémoire et permet aux admirateurs d’y déposer un hommage à celui dont la carrière, bien que courte, a laissé une trace dans le cinéma populaire.
Aujourd’hui encore, Rémi Laurent reste associé à une époque particulière du cinéma français — celle des comédies légères et des rôles « jeune premier » — et rappelle, à travers la brièveté de sa vie, l’importance de reconnaître les talents à leur juste valeur avant qu’ils ne nous quittent.